a- / A+

Bienvenue sur le site de la ville de LANGRES
en Haute-Marne, candidate à l’Unesco

Ville d’Art & d’Histoire
Plus Beaux Détours de France

Une ville attractive

Eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto beatae vitae dicta sunt explicabo, perspiciatis unde omnis.

Whoinell sent me here ?

Retour au menu principal

<i><b>Soldats américains devant une pâtisserie de la place Diderot. (National Archives USA)</b></i>

Soldats américains devant une pâtisserie de la place Diderot. (National Archives USA)

Une fois l’excitation et le premier contact avec « l’exotisme » français passés, le calme d’une petite ville de province et le mal du pays entament sérieusement le moral des « Sammies ». Ce sentiment s’amplifie après la victoire des alliés et la signature de l’armistice le 11 novembre 1918, les soldats américains ne comprenant pas pourquoi ils restent en France. Un bulletin réalisé artisanalement par l’école de Ligne en octobre-décembre 1918 laisse transparaître l’état d’esprit des étudiants pendant cette période. Imprimé sur les machines de la section américaine d’impression des plans basée à la citadelle, cette publication au tirage confidentiel contient des illustrations caricaturales représentant par exemple la ville de Langres au sommet d’une montagne infranchissable, des étudiants souffrant du froid agglutinés autour d’un poêle minuscule, les boîtes aux lettres des soldats désespérément vides ou encore un étudiant assis seul à une table se demandant « Whoinell sent me here ?  » (Qui diable a pu m’envoyer ici ?).

Les soldats américains essaient de profiter pendant leur temps libre du peu de divertissements que propose la cité. Cependant, malgré l’ouverture de cours d’anglais dans la ville dès la fin de l’année 1917, les Langrois restent assez peu nombreux à pouvoir engager la conversation avec les alliés. Afin de lutter contre le désœuvrement, des organismes religieux américains ouvrent des « foyers du soldat » dans les villes de casernement. A Langres, les Chevaliers de Colomb (Knights of Colombus) installent leur siège dans les bains douches situés vers le champ de Navarre. Beaucoup plus ésotérique, la Science Chrétienne (Christian Science) ouvre un bureau dans un local de la rue Diderot. Proche des centres médicaux de l’armée, ce mouvement prône une médecine alternative liée à un travail sur l’âme du malade. Leur foyer accueille des soldats américains souffrant de traumatismes psychologiques souvent liés à la guerre.

Le YMCA (Young Men’s Christian Association), très actif pendant la guerre, propose de nombreux divertissements aux soldats américains. Cette association ouvre à Langres plusieurs foyers : un pour l’état-major situé dans un hôtel particulier rue de la Tournelle, un pour les officiers en face de l’hôtel de l’Europe dans la rue Diderot et le « Liberty Hut YMCA » pour les soldats sur la place Bel’Air. Ce dernier était installé dans un baraquement à parois clouées, d’une surface de 829 m². Il sera acheté par la ville en 1919 au prix de 8292,40 francs puis loué à un garagiste qui ouvrira le « Liberty Garage ». Le YMCA propose aux soldats des films américains, mais aussi des concerts donnés la plupart du temps par des orchestres formés par les soldats eux-mêmes voire par des groupes qui tournent dans les YMCA de différentes villes.

Toutes ces initiatives permettent au soldat américain de garder contact avec le pays.