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en Haute-Marne, candidate à l’Unesco

Ville d’Art & d’Histoire
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Une ville attractive

Eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto beatae vitae dicta sunt explicabo, perspiciatis unde omnis.

Peur sur la ville

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<i><b>Pont de Blanchefontaine au-dessus du fossé de la citadelle. (Collection particulière)</b></i>

Pont de Blanchefontaine au-dessus du fossé de la citadelle. (Collection particulière)

  • 3 août : L’Allemagne déclare la guerre à la France. Le lendemain à 17h15, la déclaration de guerre est affichée et lue sur le perron de l’hôtel de ville de Langres.
  • 7 août : Le Gouverneur de la place de Langres publie un avis d’évacuation des femmes et des enfants en cas de menace sur la ville.
  • 10 août : la chambre de ville décide de couper l’approvisionnement en eau de 9 heures du soir à 3h du matin pour limiter le gaspillage.
  • 26 août : une commission de recensement des bouches inutiles se réunit à l’hôtel de ville et divise la cité en 22 régions.
  • 28 août : le gouverneur de la place publie un arrêté de fermeture des portes de la citadelle le soir.
  • 30 août : la rumeur d’un ordre d’évacuation des femmes de militaires crée la panique. Le lendemain, le maire assure que l’évacuation n’aura pas lieu.
  • 3 septembre : les mesures de mise en défense de la ville se poursuivent : les ponts de Blanchefontaine sont démontés afin de rétablir les fossés de la citadelle.
  • 6 septembre : alors que la bataille de la Marne vient de commencer, de nouvelles rumeurs d’évacuation se répandent.
  • 7 septembre à 18h30 : l’ordre d’évacuation est officiellement donné. Dans l’agitation générale, le conseil municipal se réunit à 21h pour discuter de l’ordre irrévocable d’évacuation donné par le Gouverneur de la place. Le Sous-préfet arrive à 22h à l’hôtel de ville annonçant la possibilité d’un ajournement de l’évacuation. La décision est officialisée le lendemain à 12h30, la retraite allemande est en cours sur la Marne.
  • 9 septembre : alors que la bataille de la Marne prend fin et que l’armée allemande creuse les premières tranchées, la ville continue sa mise en défense. La poterne de la porte de l’hôtel de ville est murée, tandis qu’à la Belle-Allée des travaux de défense sont engagés le long de la route. Les arbres entre la porte de l’hôtel de ville et la tour piquante sont coupés afin de dégager la vue au nord de la ville, ceux de l’allée des marronniers sont élagués. Pour contrôler les allées et venues, la décision est prise de fermer de 20h à 5h toutes les portes de la ville, exceptées la porte de l’hôtel de ville, la porte des Auges et la porte de la route contournant la citadelle (route du parc à fourrage). Les propriétaires d’immeubles possédant une citerne sont invités à la faire nettoyer pour subvenir aux éventuels besoins en eau de la cité en cas de siège.

Cette expérience traumatisante a donné lieu en 1918 à la pose d’un ex voto dans la chapelle Notre-Dame de la Délivrance sur la colline des Fourches. Le texte suivant a été gravé sur une plaque métallique : « Le matin du 8 septembre 1914 des Langrois promirent ici à la Sainte-Vierge d’y placer un ex voto s’ils recevaient le jour même un signe de sa protection, si le diocèse échappait à l’invasion, si la France était victorieuse. Le jour même, l’ordre récemment donné d’évacuer la ville fut rapporté. Pour ces trois faveurs obtenues RECONNAISSANCE à Marie qui fut encore une fois N.D. DE LA DELIVRANCE »