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Les lieux de distraction

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<i><b>Jardin du café Le Châlet à Blanchefontaine. (Collection particulière)</i></b>

Jardin du café Le Châlet à Blanchefontaine. (Collection particulière)

La convergence de nombreux soldats vers la cité lingonne, tant mobilisés que blessés du front, crée de nouveaux besoins de divertissements.

Les régiments qui se sont succédés à Langres ont toujours animé la vie de la cité notamment avec les compagnies de musique militaire. Encore en 1914, les soldats jouent sous le kiosque du square Henryot et donnent des concerts publics. Un autre kiosque, situé derrière le mess de garnison, permettait aux officiers d’apprécier en toute tranquillité des aubades privées. Exceptionnellement, des récitals de musique militaire sont également donnés à proximité des hôpitaux pour distraire les blessés qui peuvent entendre la musique depuis leur chambre.

Une autre distraction à disposition des soldats est le théâtre. La guerre eut raison de celui de Langres… Le 18 août 1915, après qu’une troupe d’artistes militaires y eut donné un spectacle pour les officiers de la garnison, le bâtiment prend feu pour une raison inconnue. La municipalité ayant décidé de fermer la distribution d’eau après 21h en 1914, les pompiers ne peuvent intervenir immédiatement. Le feu se développe dans le bâtiment et malgré l’aide de nombreux soldats il est presque entièrement détruit par les flammes. A la fin de la nuit, il ne reste plus que les murs… Sa réouverture n’est effective qu’en 1935.

Le cinéma inventé quelques années auparavant est alors très à la mode. La première salle de cinéma à Langres ouvre le 23 mai 1914 sous le nom de Royal-Ciné dans la rue Lombard. Quelques mois plus tard intervient la déclaration de guerre et l’armée réquisitionne la salle pour en faire un lieu d’entraînement en cas d’intempérie. Il faut attendre le 31 décembre 1915 pour que la salle puisse reprendre ses activités premières.

Entre temps, le cinéma Pathé Frères ouvre ses portes le 27 juin 1915 place Ziegler. Les cinémas participent à l’effort de guerre en donnant des soirées au profit des hôpitaux militaires, mais aussi en appliquant un tarif préférentiel pour les soldats.

Ils deviennent rapidement des relais de la propagande militaire, proposant au programme les actualités sur la guerre mais aussi des films tels « Le Glorieux 75 » vantant l’efficacité du canon de 75 mm utilisé par l’armée française dans le conflit. Le spectacle est « choisi, sain, moral et instructif, véritable spectacle de famille ».

La plupart des soldats n’ont pas pour principales activités de loisir ces animations un peu trop « sages » à leur goût. Les foyers du soldat, mais surtout les cafés restent pour beaucoup le principal lieu de distraction. Ils y retrouvent des camarades, y partagent leur vécu sur le front ou tout simplement leur vie quotidienne avant la guerre, y jouent aux cartes quand ils ne sont pas à l’entraînement. Les cafés subissent des réglementations drastiques imposées par l’armée qui instaure un couvre-feu pour éviter les débordements. Les débitants de boissons ont pour interdiction de conserver les sous-officiers et soldats après 8 heures et demie du soir, mais aussi de leur servir de l’absinthe ou des quantités abusives de boissons alcooliques. Pour éviter toute tentation, les cafés sont fermés après 9 heures du soir…

A l’époque, il existe encore des « maisons autorisées par l’autorité » à Langres. Nul doute qu’elles étaient fréquentées par une partie des soldats lors de leur séjour dans la cité. Celle située au n°1 de la rue Denfert-Rochereau a fonctionné jusqu’après la Seconde Guerre Mondiale.