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Les écoles de guerre américaines

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<i><b>Ecole des spécialistes de l'infanterie, exercices sur la place d'Armes de la citadelle. (National Archives USA)</b></i>

Ecole des spécialistes de l'infanterie, exercices sur la place d'Armes de la citadelle. (National Archives USA)

En plus de l’école d’état-major, le commandement américain installe à Langres et dans sa région d’autres centres de formation. On dénombre entre 1917 et 1919 :

  • Une école de Ligne : installée dans la caserne Carteret-Trécourt, elle ouvre ses premiers cours le 4 février 1918. Les officiers y sont formés aux tactiques d’infanterie.
  • Une école de renseignements : officiellement créée le 6 août 1918, elle fonctionne depuis le 25 juillet à la caserne Carteret-Trécourt. Les cours dispensés enseignent aux officiers l’organisation de l’armée allemande, l’interrogation des prisonniers, l’exploitation de documents pris à l’ennemi et l’interprétation des photographies aériennes.
  • Une école de services de santé : l’armée américaine choisi de créer cette école dès la fin de l’année 1917 dans les bâtiments de l’ancien collège municipal de filles de la place Jean-Duvet, déjà occupé par l’hôpital complémentaire n°2. Elle a pour mission de former des officiers du département médical à exercer leurs fonctions sur le champ de bataille dans leurs spécialités respectives (dentistes, chirurgiens, officiers médicaux).
  • Un centre d’étude de l’artillerie : situé à l’angle de la rue Walferdin et de la rue Pierre-Durand, il permet de préparer les officiers d’infanterie et d’artillerie en leur présentant les résultats et leçons tirés des récentes opérations. Les cours se déroulent sur une durée moyenne de trois semaines.
  • Une école des transmissions : elle concerne la formation des personnels d’unités mobiles et les opérateurs radio. Les cours sont donnés dans les casernes Turenne.
  • Une école d’aspirants : aux casernes Turenne, cette école forme les soldats à exercer le commandement comme Second Lieutenant dans l’Infanterie, la Cavalerie, l’Ingénierie et la Transmission. Avec l’augmentation du nombre d’élèves, des écoles spécifiques pour les aspirants officiers dans l’artillerie et l’infanterie sont créées à Saumur et à Valbonne.
  • Une école du Génie : cette école entraîne les officiers et les soldats des troupes du Génie à la construction de ponts, au camouflage ou à la construction et la réparation de voie ferrée. A l’origine, il existe une section spécialisée dans la topographie qui est ensuite reversée à l’école du renseignement, et une section des projecteurs reversée à l’école anti-aérienne.
  • Une école des gaz : située place Jean-Duvet, cette école avait en charge la formation d’officiers et de sous-officiers destinés à devenir instructeurs de l’équipement anti-gaz.
  • Une école des spécialistes de l’infanterie : dans cet établissement, les officiers et les sous-officiers étaient entraînés au maniement des armes d’infanterie. Les sept cours différents touchaient au tir et au maniement de la baïonnette, aux armes automatiques, aux petits mortiers de tranchée, aux canons de 37 mm, à l’observation et au tir d’élite, aux grenades et aux tactiques mineures.
  • Une école d’armes automatiques : le 5 décembre 1917, le colonel John H. Parker de l’infanterie américaine reçoit de l’armée française le fort de Peigney pour y établir l’école des armes automatiques. Elle se compose de la section de mitrailleuse et de la section de fusil automatique. Le 11 avril 1918, les deux sections rejoignent l’école des spécialistes de l’infanterie. Le 1er août 1918, la section de fusil automatique reste attachée à l’école d’infanterie tandis que la section de mitrailleuse devient autonome et prend le nom d’école de mitrailleuse. L’objectif est d’entraîner les officiers et sous-officiers à l’utilisation des mitrailleuses. Les cours se déroulent sur 4 semaines.
  • Une école des chars à Bourg : Le 10 novembre 1917, le capitaine Georges Patton installe l’école des chars à Bourg. Le 22 février 1918, 200 hommes sont formés et rejoignent le front. L’utilisation des chars a largement contribué à la victoire des Alliés.
  • Un quartier général des écoles de l’armée américaine : Mme Du Breuil de Saint-Germain, propriétaire d’un hôtel particulier situé rue Chambrûlard, met à disposition de l’administration américaine le bâtiment pour y installer son quartier général des écoles de l’armée américaine. Le 12 décembre 1917, peu de temps après l’installation des officiers américains, l’édifice subit un incendie qui détruit la partie supérieure (toiture, grenier et premier étage). Le feu aurait débuté après l’éclatement d’une cheminée. Les pompiers assistés des troupes françaises et alliées éteignent l’incendie avant qu’il ne se propage. L’édifice est réparé et rendu aux autorités militaires américaines.