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La Victoire

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<i><b>Plaque commémorative des membres de la paroisse morts pour la France, église St-Martin. (Sylvain Riandet - Ville de Langres)</b></i>

Plaque commémorative des membres de la paroisse morts pour la France, église St-Martin. (Sylvain Riandet - Ville de Langres)

La signature de l’armistice met fin à quatre années d’une horreur jusqu’alors inconnue. De nombreux poilus reviennent traumatisés de cette expérience, quand ils ont la chance de revenir. Comme partout en France, la victoire est célébrée à Langres par de grandes manifestations de joie : la ville s’orne de drapeaux français, américains et anglais, les cloches sonnent à la volée, les soldats américains et français fraternisent dans les rues. Une retraite aux flambeaux est organisée, accompagnée par des musiciens américains. Les rues débordent de monde et partout on entonne la Marseillaise et l’hymne américain.

Du côté des officiels, la mairie organise une réception à laquelle participent les alliés et toutes les personnes importantes de la ville (juges, prêtres, présidents des différentes sociétés, etc…). C’est l’occasion dans les différents discours de rendre hommage au courage et à l’héroïsme des soldats, de remercier l’engagement sans faille des alliés et d’avoir une pensée pour ceux qui ne reviendront pas du front.

Cette joie qui s’empare de tous est atténuée par le deuil de ceux qui ont perdu un proche dans le conflit. Un médecin de l’hôpital militaire américain n°53 évoque ce sentiment contrasté : « Nous sommes montés jusqu’à Langres et nous avons vu les Français faire la fête, tout à fait conscients de la présence dans la foule de femmes en deuil au visage triste et vêtues de noir. La grandeur de leur perte et de leur sacrifice semblait magnifiée par la joie de ceux pour qui la fin de la guerre signifiait d’heureuses réunions de famille. Les rues étaient éclairées pour la première fois depuis quatre ans et un orchestre américain jouait de la musique française, les Américains criaient et chantaient. Ceux d’entre nous qui regardaient depuis les ambulances paraissaient froids et peu démonstratifs, car ils ne couraient pas partout en embrassant ceux qu’ils rencontraient sur les deux joues, à la mode française ». (History of Base Hospital Number Fifty-three, Compiled under the direction of Colonel W. Lee Hart)

Rapidement la commémoration des hommes qui se sont sacrifiés pour la défense de la Patrie est envisagée.

Le 26 mars 1919, le conseil municipal décide de réaliser une plaque en marbre placée dans la salle d’honneur de l’hôtel de ville où seront gravés les noms des soldats de Langres tombés au champ d’honneur. Un tableau reproduisant ces inscriptions est prévu pour être placé dans toutes les écoles. Le conseil propose également de demander deux photos aux familles, l’une placée dans un cadre accroché en salle d’honneur, l’autre conservée dans un « album-livre d’or » rangé dans le cabinet du maire. Le 31 mai de la même année, un crédit de 1000 francs est voté pour l’achat des cadres et des albums. Charles Royer, « dont la compétence artistique est bien connue » se charge de la disposition et de l’aménagement des albums. Ces livres font désormais partie des collections de la bibliothèque Marcel-Arland, les cadres sont perdus.

En 1923, un petit monument commémoratif portant les noms des morts pour la France de la paroisse Saint-Martin est installé dans l’église du même nom. Il a été dessiné par l’architecte langrois Méot et réalisé par le sculpteur Michel. Il s’agit d’une sculpture en marbre représentant un livre dans lequel sont inscrits les noms des soldats. Le livre est posé sur un coussin et adossé à des feuilles de chêne qui symbolisent les vertus civiques et la gloire. Dans la partie basse du livre sont représentées une médaille militaire, une branche de laurier et une feuille de palme, symbole des martyrs. Le monument est béni par l’Evêque de Langres le 18 mars 1923.

Bien plus tard, d’autres monuments commémoratifs liés à la guerre de 1914-1918 virent le jour. Le 26 février 1938, l’amicale des Anciens du 21e Régiment d’Infanterie inaugure une plaque rendant hommage aux soldats du 21e, 221e R.I. et 51e Régiment d’Infanterie Territoriale tués pendant le conflit. Cette plaque figure encore sur la façade d’une des casernes à l’entrée de la place d’armes.

De même en 1946, un calvaire fut édifié sur la colline des Fourches. Des plaques commémoratives répertoriant tous les noms des soldats langrois morts pour la France en 1914-1918 et en 1939-1945 ont été fixées sur sa base.