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en Haute-Marne, candidate à l’Unesco

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L'après-guerre

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<i><b>Camions américains à l'entrée de la ville de Langres. (J. A. Smith, 1918 - Smithonian Institution)</b></i>

Camions américains à l'entrée de la ville de Langres. (J. A. Smith, 1918 - Smithonian Institution)

A la sortie de la guerre, la situation à Langres n’est pas brillante. La plupart des infrastructures ont été utilisées de manière intensive et sont très dégradées.

C’est le cas de la Crémaillère qui, d’après une délibération du 26 mars 1919, est arrêtée pour au moins un mois à cause des réparations. « Le matériel, fatigué du fait de la guerre, est actuellement en cours de mise au point. […] Aussitôt l’arrêt de celle-ci, [la municipalité] s’assurait le concours de camions automobiles que l’autorité américaine voulait bien lui prêter. » Cette solution temporaire devait être remplacée par deux autobus mis à la disposition de la Ville de Langres par le ministère de la Guerre.

Le 20 avril 1922, il faut également se préoccuper de la réfection de rues détériorées par faits de guerre. Là encore, la circulation intensive des troupes dans la cité a fortement abîmé le revêtement des rues. Même avec une aide du ministère des Travaux Publics, la Ville ne peut refaire totalement sa voirie. En effet, la rareté des pavés, consécutive aux travaux de reconstruction lancés dans tout le pays, rendait leur prix trop élevé. Les finances de la ville n’étant pas suffisantes seules les rues principales sont réalisées en pavés, les autres rues sont simplement empierrées. Le pavage concerne uniquement la rue Cardinal-Morlot, la chaussée empierrée remplace le pavé sur les places Jenson et Saint-Didier, et rues Vernelle, Boillot, Lescornel, du Grand-Bie, de la Boucherie, Saint-Didier, Walferdin, des Chavannes, Château du Mont et Aux Fées.

D’un autre côté, la municipalité traque la moindre source de revenu. Elle prend par exemple une délibération le 20 décembre 1919 afin de mettre en place une redevance par véhicule et par jour pour le stationnement sur la place des Etats-Unis. C’est l’apparition de l’impôt stationnement à Langres…

Si la cité n’a pas subit les destructions des villes du front, elle sort tout de même épuisée de ces quatre années de conflit. Hélas, aux années de reconstruction vont succéder les années de crise économique et financière, et la menace d’un nouveau conflit.