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Jeanne Mance

Jeanne Mance, fondatrice de Montréal

Le 17 mai 2012 au cours d’une cérémonie officielle organisée par la Ville de Montréal, Gérald Trembay, Maire de Montréal a publiquement élevé au rang de cofondatrice de la cité québécoise, Jeanne Mance, missionnaire née à Langres le 12 novembre 1606, lui conférant ainsi un statut à l’égal de celui détenu par Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve.

C’est une femme indépendante, généreuse et téméraire, un esprit libre en avance sur son temps qui est ainsi célébrée. Le 17 mai 1642, au même moment que le gouverneur Paul Chomedey de Maisonneuve, venu en Amérique sur un autre bateau, Jeanne Mance est la première européenne à fouler le sol de l’île du Saint-Laurent, qui sera baptisée dans un premier temps Ville-Marie.

Jeanne Mance

Assurant très tôt l’éducation de la fratrie à la suite du décès brutale de sa mère, Jeanne, cadette d’une riche famille bourgeoise de 12 enfants, aime apprendre. Elle se forge aux rudiments du droit auprès de son père, procureur du roi de France. Très tôt, elle se dévoue aux autres, soignant les victimes de la guerre de Trente ans et de la peste. La jeune fille refuse le mariage et les ordres qu’elle considère comme des formes d’enfermement.

Par souci d’indépendance et soif d’aventure, elle quitte Langres en 1640 pour s’engager auprès de missionnaires en partance pour l’Amérique. Elle embarque à La Rochelle avec une cinquantaine de compagnons sur un navire dont elle prend le commandement avec pour mission la création d’un hôpital en Nouvelle-France, sur le modèle de celui créé quelques années plus tôt à Québec. « Jeanne Mance a non seulement créé l’hôpital, seul rôle qu’on lui reconnaissait jusqu’à présent, mais elle a aussi et surtout été dans les faits l’égale de Maisonneuve dans la gestion et l’intendance de la colonie, allant même jusqu’à lever des fonds pour permettre à Maisonneuve d’aller en France recruter des soldats pour assurer la défense de Ville-Marie alors menacée par les tribus iroquoise », précise encore Jean-Paul Pizelle.

370 ans après !

Commémoration des 370 ans de la fondation de Montréal

C’est avec beaucoup d’émotion mais aussi de fierté que Didier Loiseau a assisté à l’intronisation de Jeanne Mance. « On ne peut pas se représenter combien l’élévation de Jeanne au rang de fondatrice de la ville est un événement historique au Québec. »

C’est devant le maire-président de la communauté urbaine de Montréal, le consul général de France, le lieutenant gouverneur représentant la reine de France que Didier Loiseau a raconté le parcours langrois et le destin hors du commun de Jeanne Mance.

Statue de Jeanne Mance

Dans ses allocutions, Didier Loiseau a particulièrement insisté sur le rôle « formateur » de la ville de Langres dans la personnalité de Jeanne Mance. C’est durant les 33 ans de sa vie à Langres, que Jeanne Mance s’est forgée cette force de caractère, cette combativité qui lui ont permis d’inscrire son nom dans l’histoire.

Dans une ville où une grande avenue, des stations de métro et plusieurs statues sont consacrées à la première infirmière laïque d’Amérique du nord et où le futur grand centre hospitalier devrait porter son nom, le maire de Langres a lui aussi tenu à rappeler l’omniprésence à Langres de la missionnaire à travers sa statue installée sur le square éponyme depuis 1968, sur le lieu même où elle fut baptisée et d’une Promenade de Montréal, depuis 2006, année du 400e anniversaire de la naissance de Jeanne Mance à Langres, sur les remparts faisant face à Montréal.

« A l’instar de ce que nous développons avec Diderot à travers la future Maison des Lumières, la programmation Langres Diderot 2013 ou encore les Rencontres Philosophiques de Langres, nous devons redonner vie à Jeanne Mance dans notre cité, l’inscrire plus encore dans le patrimoine et l’histoire de notre ville », commente Didier Loiseau qui imagine des circuits thématiques et pourquoi pas une commémoration majeure en 2017 à l’occasion des 375 ans par exemple de la fondation de Montréal.